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Aimé Jacquet, le triste verdict

Alors que Didier Deschamps s'apprête à retrouver ses troupes à Clairefontaine, l'ancien capitaine des Bleus est resté fidèle à ses habitudes et n'a pas voulu vivre le drame qu'a vécu Aimé Jacquet en 1998. Le 12 juillet 1998, Aimé Jacquet entre au panthéon du football français. Il ne cède cependant pas tout à fait à l'euphorie en célébrant la plus grande victoire de l'histoire des Bleus. Devant des millions de téléspectateurs, le sélectionneur français n'hésite pas à s'en prendre à ceux qui l'ont durement critiqué avant la Coupe du monde. « Certains dans la presse ont honteusement menti. Je ne leur pardonnerai jamais. Je n'ai que du mépris pour ces gens-là », dit-il, évoquant notamment les journalistes de L'Equipe, qualifiés de « criminels, irresponsables, malhonnêtes et incompétents » et détenteurs du « monopole de la bêtise ». La raison de sa colère ? La Une de L'Equipe « Et on joue à 13 ? » Au lendemain de l'annonce de la sélection des 28 joueurs, le grand journal sportif a clairement indiqué qu'il le qualifiait de « bon gars » dans son éditorial. Et ce après avoir réitéré que l’ancien entraîneur bordelais n’était « pas l’homme de la situation ». Mais cette décision de conserver 28 joueurs au lieu des 22 attendus, avant d'en éliminer six à la veille du départ pour le Maroc, où les Bleus doivent disputer leurs derniers matchs de préparation, a fait de nouvelles victimes : les six joueurs restés dans l'équipe quai, Lionel Letizi, Pierre Laigle, Martin Djetou, Ibrahim Ba, Sabri Lamouchi et Nicolas Anelka. Nous recherchons de la publicité pour vous. J'avais l'impression que mes entrailles avaient été arrachées. Les six hommes auront du mal à digérer cette séquence et en voudront mal au coach. « Il ne trouvait pas les mots justes, c'était quelqu'un qui avait du cœur et qui ne voulait pas nous offenser, (mais) il s'est fait attraper par Lamouchi qui lui a demandé des explications », avait raconté Martin Djetou. « Il voulait qu'on ne quitte pas la France, qu'on suive un programme s'il y avait des problèmes, mais personne n'était d'accord. » Sabri Lamouchi était sans doute le plus véhément avant Aimé Jacquet. « Ne pas participer à la Coupe du Monde 1998 était cruel… J'avais l'impression qu'on m'arrachait les entrailles », se souvient-il au printemps dernier. «Je me sentais comme un boxeur coincé dans le coin du ring par un poids lourd. Je suis tombé inconscient, retenu par les cordes par un adversaire qui n'arrêtait pas de frapper, de frapper et de frapper encore », a-t-il également expliqué dans le livre « La Nuit des Maudits » de Karim Nadjeri. Tout aussi touché a été Lionel Letizi, dont la carrière en équipe de France avait sans doute été chamboulée en Russie quelques mois plus tôt à cause d'un mauvais ballon. Le gardien était si pâle à sa sortie de Clairefontaine qu'Henri Émile, inquiet, a demandé à l'agent de sécurité des Bleus du Groupement de protection de la police nationale (GPPN) de se rendre à Metz avec le portier lorrain. « Je suis arrivé, cuisiné. J'ai ouvert la porte et me suis retrouvé devant le système d'alarme. Je ne me souviens plus du code. Au milieu de la nuit, la cloche a sonné et a réveillé tout le quartier », a-t-il déclaré.

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