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« Ce n'est pas le moment de faire la fête », dit un Bourdais désabusé à propos d'Hyperpole

Alors qu'une partie de son équipe pensait décrocher la pole, Sébastien Bourdais s'est fait surprendre dans les dernières secondes par la Porsche n°6 de Kévin Estre au terme d'un scénario fou et assez déroutant. Il l'a saluée peut-être un peu trop tôt. Sébastien Bourdais a levé la main gauche vers ses fans, suscitant des cris de joie dans ces tribunes chauffées à blanc malgré la fraîcheur du début de soirée. Le héros local a multiplié les récompenses sur un stand Cadillac où tout le monde s'est félicité. Il y avait des rires et des yeux mouillés, mais après le drapeau rouge provoqué par la BMW de Dries Vanthoor, il restait encore huit minutes dans cette hyperpole folle. Et quand la folie pointe le bout de son nez, mieux vaut ne pas déboucher le champagne trop tôt. Surtout dans ce pays sarthois aussi magique qu’imprévisible. « Ils étaient tous là et voulaient me parler, mais je savais que la séance n'était pas encore terminée, il ne restait que huit minutes, donc ce n'était pas le bon moment pour commencer à faire la fête », a expliqué l'homme de 45 ans. Un Français qui a expliqué qu'il pourrait remporter la pole à cause d'un « malentendu ». Le problème était qu’une horloge s’était arrêtée et qu’une autre tournait toujours. Les garçons pensaient qu'il ne restait qu'une minute lorsque je suis sorti de la voiture et que le bâton était dans mon sac. Mais je suis allé voir les ingénieurs qui m'ont confirmé que le temps s'était bel et bien arrêté et à partir de là on savait que ça allait être difficile et que les autres allaient faire deux tours lancés. Comme j'ai fait trois tours lors de la première tentative, lors de la deuxième tentative, nous n'avions que du carburant pour un tour et dans ce froid, il n'y avait pas assez d'amélioration. » L'autre Cadillac, la n°2 d'Alex Lynn, a signé le meilleur temps, sans conséquence pour la pole provisoire de Bourdais puisqu'il a écopé d'une pénalité de cinq places pour un accrochage aux 6 Heures de Spa plus tôt dans la journée. Francorchamps, début mai. Mais le moment où la Porsche de Kévin Estre s'est arrêtée au signal a fait bien plus mal à Manceau, même s'il a tenté de relativiser. « C'est ennuyeux de passer à côté, mais il faut savoir être heureux de ce qu'on a dans la vie. Si vous n'êtes pas satisfait d'une première ligne au Mans tout en affrontant Ferrari, Toyota, etc., vous devez faire autre chose. » « Le Mans n'est pas une course que je veux terminer, je veux la gagner. » Sébastien Bourdais, trois fois vice-champion des 24 heures. Partir devant lui vous aidera à éviter les embouteillages et les collisions, qui restent un problème majeur pour ceux qui partent au milieu de la grille. Mais la Cadillac a un plus gros problème : sa vitesse de pointe. « Nous avons demandé à l'ACO (Automobile Club de l'Ouest, créateur et organisateur des 24 heures) de faire quelque chose sur la vitesse de pointe, car si on part comme ça on est mort Parfois on est plus que derrière 6, 8, 10 km/h par rapport à la concurrence. Nous allons trop vite dans les virages, donc il va sans doute falloir remettre un peu de poids dans la voiture, mais sinon il faut absolument qu'ils nous redonnent de la puissance… » Un changement reste très hypothétique, même s'il n'y a pas de dernière. des changements infimes sur celui-ci. Des réglementations fragiles et pas toujours lisibles ne peuvent être exclues. Bien sûr que Bourdais l'espère, car malgré trois deuxièmes places avec Peugeot (2007, 2009 et 2011), il n'a jamais gagné au Mans. « J'ai essayé toutes les couleurs de l'arc-en-ciel au Mans, confiait-il quelques heures avant l'Hyperpole. La seule chose qui me manque, c'est la victoire. Il s'agit d'une course souvent compliquée où le vainqueur est souvent déterminé. Le Mans est un piège constant, mais c'est un autre débat. Il y a un facteur chance car on ne peut pas tout contrôler. Celui qui vous dit que c'est le talent, qu'ils ont tout prévu, est un fanfaron, ça n'existe pas. » L'ancien pilote de Formule 1 (27 départs entre 2008 et 2009) connaît le goût de la déception : il sait que les 24 heures ne pardonnent jamais rien à personne. Le Manceau a déjà prévenu qu'il n'avait pas l'intention d'être un « gentleman driver » ce week-end car « Le Mans n'est pas une course que je veux terminer, je veux la gagner. Il lui reste un peu plus de 24 Heures pour proposer une course. » plan de bataille qui peut le mener au sommet.

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