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Pour Thibaut Collet un nouveau record, mais toujours plus d'ambitions

Alors qu'il reprend la compétition ce samedi à Toulouse, le Grenobloiser ne veut pas s'arrêter à ses 5,95 m mercredi, ce qui fait de lui le troisième athlète outdoor de l'année. Traditionnellement, lorsqu’on réalise une performance chargée d’émotion, il est difficile de sortir du cloud. Or, ce que Thibaut Collet a réalisé mercredi soir à Grenoble s'inscrit parfaitement dans cette catégorie. C'est un moment qui marquera à jamais la vie du jeune perchiste lorsqu'il parvient à dépasser les 5,94 m de son père Philippe chez lui, devant sa famille et ses amis. « Il y a eu quelques larmes », reconnaît le cinquième des derniers Championnats du monde de Budapest (avec 5,90 m), qui dit en riant qu'il attendait ce moment depuis sa naissance. Thibaut Collet aurait pu souffler un peu, mais vendredi il s'est remis en route et est reparti pour participer à une compétition de saut à la perche prévue ce samedi après-midi sur la place du Capitole à Toulouse. « Finalement, explique le plus jeune des Collet (25 ans), je pense que c'est facile de revenir sur Terre car ce que j'ai fait mercredi était très bien, mais je ne m'arrête pas là, j'ai tellement envie de plus. . L'objectif de la saison n'a pas été atteint. Et ça va être cool, car à Toulouse le décor est extraordinaire et le public est fou. Je pense qu'une fois sur la piste, je serai super motivé. Rétrospectivement, je ne m'attends pas à ce que cette compétition soit un miracle. Je sais que vous devez faire face à une certaine fatigue et aux voyages, mais ça devrait aller. » « Les gars contre qui j'ai combattu en finale (des Championnats d'Europe) étaient tous plus prêts que moi » Thibaut Collet Le début de saison a été timide pour celui qui avait réussi deux fois 5,90 m ou plus. 5,40 m et 5,70 m lors de ses deux premières apparitions. Et sa cinquième place aux Championnats d'Europe de Rome (5,82 m) a de quoi le frustrer un peu. « La saison 2024 s'est structurée de façon assez étrange, puisqu'il y a deux championnats, les Jeux Olympiques ayant préséance sur les Championnats d'Europe, rappelle Collet. Je n'ai repris la compétition que tardivement, début juin, donc je n'avais pas forcément de grandes attentes au niveau européen, même si j'y allais pour gagner une médaille. Mais les gars que j'ai affrontés en finale étaient tous plus prêts que moi, ils avaient plus de compétition dans les jambes et cela m'a fait rater la médaille. Cela a provoqué beaucoup de frustration, mais 5,82 m était une bonne performance (le médaillé de bronze à cette hauteur était le Turc Ersu Sasma). Ces 18 pieds m'ont donné un coup de pouce dans le sens où c'était rassurant d'être à ce niveau étant donné la quantité de travail que j'avais à ce moment-là. Et je savais que j'étais prêt à sauter plus haut. » Mercredi, l'élève des deux Philippe, d'Encausse et Collet, a pris le bâton le plus dur de sa vie (indice de dureté 12,5). Grâce à ses 5,95 m, il est le troisième meilleur champion du monde de l'été derrière le Suédois Armand Duplantis (6,24 m) et le Philippin Ernest Obiena (5,97 m). Un statut qui ne lui fait pas tourner la tête, d'autant qu'il est encore temps avant les matchs. « Pas beaucoup de changement pour moi car mon objectif est le même depuis Budapest », a-t-il déclaré. En fait, cette performance me rapproche du niveau requis pour une médaille, mais on sait très bien que ce sera différent aux Jeux. Peu de choses ont changé à Grenoble, cela me réconforte simplement dans l'idée que lorsque j'arriverai en finale à Paris, quoi qu'il arrive, je serai prêt à me battre pour la médaille. J'aurai les armes pour cela. » Avant-dernière chance pour Lavillenie Pour Renaud Lavillenie, le meeting Toulouse Capitole Perche représente son avant-dernière chance d'atteindre la performance minimale maximale (5,82 m) pour les Jeux Olympiques. Après son 5,72 m à Duszniki (Pologne) le 31 mai, le champion olympique 2012 était en bonne voie pour atteindre cet objectif. Malheureusement, la semaine suivante lors du meeting de Pierre Bénite (5,70 m) il se blesse à nouveau à l'ischion (atteinte de l'aponévrose) et constate un ralentissement de son élan. Depuis, rien ne s'est produit. Trois échecs à 5,60 m samedi dernier au Bourget, pareil mercredi à Grenoble. Le seul point positif, c'est que le Clermontois n'a pas été touché par sa blessure. Le temps presse et la forme n’est pas là. « Il nous reste encore une carte à jouer : continuer sur toute la dynamique », a expliqué son entraîneur Philippe d'Encausse, encore un peu inquiet. Mais ce n'est pas facile car il ne peut pas s'entraîner. » S'il échoue encore ce vendredi, il aura quand même les championnats de France à Angers dans huit jours. Pour le double ultime ou rien.

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