La FFA se réorganise pour viser le top 3 européen et les Jeux de Los Angeles
Le DTN de la fédération française, Frank Bignet, et le responsable du programme LA2028, Jean Galfione, ont présenté mardi la nouvelle organisation performante de la FFA. Il y a un an, l’élection d’une nouvelle équipe fédérale dirigée par Jean Gracia et Emmanuelle Jaeger ouvrait une année de transition mouvementée entre baisse des budgets et découverte d’un déficit de 3,6 millions d’euros. Un nouveau directeur technique national, Frank Bignet, et un nouveau responsable haute performance, Jean Galfione, ont été nommés pour redynamiser une fédération fragilisée par un bilan olympique en deçà des attentes (1 médaille). Mardi, l’ancien triathlète et champion olympique de saut à la perche de 1996 a prononcé son « discours de politique générale », trois ans avant les Jeux olympiques de Los Angeles. L’objectif : le top 3 européen, l’exigence et la « connexion humaine » Aux Championnats du monde de Tokyo, la France a terminé cinquième européenne au « placement table », ce classement qui prend en compte les finalistes (les Bleus en avaient quinze, relais compris). L’objectif affiché par tous deux dès le départ est de placer durablement l’association parmi les 3 premiers européens au tableau des médailles, c’est-à-dire dans un classement mondial entre la huitième et la dixième place. Dans le match contre l’Allemagne, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Italie et l’Espagne, « il y a beaucoup d’enjeux », a souligné l’ancien DTN du triathlon, Frank Bignet, arrivé en avril. Afin d’atteindre cet objectif « le plus rapidement possible », le tandem a priorisé la prise en charge des athlètes, avec un accompagnement plus raffiné et surtout plus « humain ». « La première chose qui est apparue, c’est que beaucoup sentaient qu’ils manquaient de relations, du moins avec la fédération », a déclaré Galfione, qui a passé deux mois à voyager des Polonais aux clubs et à interagir avec les athlètes, les entraîneurs et les agents.
Des mécanismes innovants pour une performance accrue
Le rôle de Galfione, qui s’est longtemps remis en question avant d’accepter le poste de responsable du programme LA2028, est celui d’un leader opérationnel et humain, chargé de réduire « l’incertitude du jour J » en intervenant sur tout ce qui peut ralentir la performance. Il gère un réseau d’entraîneurs, répartis par discipline, qui servent de point de contact central pour les 70 athlètes identifiés. Lui-même suit de près un noyau dur des sportifs les plus titrés de ces dernières saisons : Cyréna Samba-Mayela, Jimmy Gressier, Hilary Kpatcha, Aurélien Quinion, Alice Finot, Clément Ducos et Kevin Mayer. Romain Barras, ancien directeur du sport de haut niveau, n’aura plus de contact direct avec les athlètes. Il assume désormais le rôle de coordonnateur des responsables disciplinaires afin de transmettre la culture de la performance au plus grand nombre. Cela inclut l’organisation de conférences et de réunions, la diffusion des connaissances et l’entretien des relations avec les entraîneurs des clubs, parfois isolés face aux exigences de performance.
Une équipe renouvelée pour des objectifs ambitieux
Il y a peu de changements dans cette équipe. Pierre-Charles Peuf est responsable du programme olympique de Brisbane 2032, avec une nomination attendue au premier trimestre 2036. Bertrand Valcin dirige désormais le Centre d’excellence, qui continue d’inclure l’optimisation des performances mais devient également un « guichet unique » pour toutes les questions de suivi médical, paramédical

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